Note de la fic : :noel: :noel:

Les Autres


Par : Games
Genre : Science-Fiction
Statut : Abandonnée



Chapitre 2


Publié le 26/12/2010 à 16:28:37 par Games

Chap2 :
Le lendemain, dans un élan de curiosité, j’allais voir le Supra-Spationaute.
J’entrai enfin dans son bureau moderne et m’assis dans le fauteuil high-tech. Il s’assit à son tour et me fixa pendant une dizaine de seconde. Je ne réagissais pas. Il parla soudainement, me faisant sursauter par sa voix forte et grave. Une seconde voix, plus féminine cette fois-ci, l’interrompit et lui disant que l’invité était arrivé. Quel invité ? Au moment où je me posais cette question, la porte en acier de l’ascenseur couina, provoquant un sifflement horriblement aigu dans mes oreilles. L’invité en question se trouvait devant moi, imperturbable, me palpant du regard dans son complet bleu. Puis, Il regarda en direction de mon supérieur. Le nouveau venu dégageait une sensation de malaise, je n’étais pas tranquille. Je voulais partir loin de cet être mystérieux. Il parla. Sa voix rebondissait dans ma boîte crânienne et se perdait à l’orée de mes neurones. Il posa sa mallette sur le bureau et se recula un peu. Je pouvais apercevoir vaguement le sourire sur son visage. Il me regarda encore une fois puis alla se repositionner dans l’ascenseur. Ma torpeur prit fin lorsque les portes se fermèrent. Je repris mes esprits et fixa la mallette que l’étrange individu avait posé sur le bureau. Mon gradé ouvrit la boîte métallique. Une image holographique en sortit, dévoilant la même personne étrange. J’écoutais attentivement l’objet de ma mission, le système extra-Killien à étudier, la planète repérée. Les fondements de ma quête que je me devais d’approfondir.

Après cet étrange rendez-vous, l’envie de voir mon vaisseau se fit sentir. Je vibrais d’impatience jusqu’aux grands hangars bétonnés du complexe de l’astroport. Ma magnifique bête d’acier était amarrée au bord du quai le plus moderne et le plus grand. Les vaisseaux colonisateurs avaient une place de choix dans les astroports. Ils revenaient souvent en grande partie amoché après leurs échecs ou réussites de leur entreprise qu’était d’implanter la civilisation sigvillienne dans d’autres systèmes extra-Killien. Ces géants de métal nécessitaient donc des réparations et des manœuvres conséquentes. Mon visage s’assombrit lorsque je fis dériver mon regard vers le réacteur auxiliaire et le blindage latéral droit. Les habitants de la dernière planète visitée ne nous avaient pas accueillis chaleureusement. Un vrais mélange de ferraille, de pièce de rechange, d’établis et d’outils diverses s’étalaient sur les échafaudages vieillissant et graisseux. Un chef-mécanicien s’avança vers moi et me décrivit l’étendus des dégâts. Ce n’était pas un petit boulon par-ci, une petite vis par-là ; non ! Cela donnait à l’ordre de machines complexes et de gigantesques plaques de folium. La conception de mon vaisseau était unique m’avait-on dit, lorsque le bureau d’étude spatial sigviellien me l’avait confié. Un superbe bâtiment d’exploration avaient-ils enrichis. Et le voilà, 7 années Killiennes plus tard, en magnifique coquille trouée ! Mon regard se laissa dériver vers les différentes aires de chargement situées plus haut au-dessus des quais grouillant d’activité. Ces immenses plaques de béton recouvert de goudron étaient toutes différentes par leur taille et leur contenu. Celle qui surplomber mon vaisseau, était très avancé par rapport à ses voisines et possédait de grandes caisses métalliques contenant sans doute les pièces de rechanges indispensables. Mes yeux se posèrent sur un homme. Le même que celui du bureau du Supra-spationaute. Il se tenait droit, le regard plongé vers mon vaisseau. Et toujours cette étrange mallette à la main. Il repartit dans la direction opposé et j’étais toujours absorbé par cette apparition. Une main vive et tenue s’empara de mon épaule et la secoua vivement. C’était le mécano qui me ramenait à la réalité.


Commentaires