Note de la fic : :noel: :noel: :noel: :noel:

Opal and Onyx


Par : Star_How
Genre : Fantastique, Action
Statut : C'est compliqué



Chapitre 5 : Entrainement


Publié le 02/10/2013 à 11:37:27 par Star_How

Le lendemain, mon père convoqua tous les membres de la fraternité. Ils étaient tous réunis dans la grande salle, j’étais derrière lui, mais je sentais que tous les regards se posaient sur moi. Des regards de crainte, de dégout, j’avais l’impression d’être un indésirable. Prax se retourna pour me faire face, et un chuchotement se fit entendre : « il va pas défendre cette aberration tout de même ? » La fureur montait en moi, mais je me contenais. Mon père n’en fit pas autant ; il sortit un énorme revolver gravé de son étui situé à sa taille, et se mit dans une posture que je ne connaissais que trop bien : il allait tirer une balle à effet.
Il fit feu, la balle suivit une trajectoire courbe et alla se loger dans la tempe de l’homme qui avait parlé, sans toucher personne d’autre. Une balle parfaite.
L’assassin s’écroula, mort. Du sang coulait lentement de l’impact, mais aucune éclaboussure. Le canon du maitre fumait encore, et un lourd silence se posa. Il prit la parole :

_Quelqu’un a encore des réclamations concernant Alexeï ? Il hurlait en rangeant son arme. Ramassez le corps et foutez-le dehors ! Je ne veux plus le voir !
Trois membres autour de lui ramassèrent le cadavre pour l’emmener à l’extérieur.

_Bien ! Maintenant que j’ai votre attention, écoutez bien. J’ai pris la décision de remplacer Strife pour terminer l’apprentissage de mon fils. Vous savez tous qu’il a des capacités différentes des nôtres, mais il reste un membre de la fraternité. Son ton était sec, tout le monde l’écoutait sans un mot.
Si l’un de vous porte encore une seule critique sur lui, il subira le même sort que l’autre tas de viande ! C’est clair ? Il me désigna aussitôt : Toi tu viens avec moi. Entrainement tout de suite !
Sur ces mots je le suivis sans un mot, je pense que je le craignais plus que tous les autres membres réunis à ce moment précis.
Nous arrivâmes dans la grande salle d’entrainement puis l’entrainement commença :

_On va voir les bases. Prends ton pistolet et vise cette cible sans toucher les obstacles. Il ordonnait, impassible

Je saisissais mon pistolet, hésitant, c’était un Glock 19 que j’avais obtenu comme première arme, et je l’avais un peu modifié pour qu’il soit plus maniable ; puis je regardais la cible : elle était derrière plusieurs piliers en acier, dont les interstices permettaient de voir tout juste le centre.
Concentré, je visais, puis fis feu ; et la balle vint se loger à quelques millimètres du centre.
Prax regarda la cible, il paraissait satisfait.

_Bon c’est pas mal. Tu as essayé avec l’autre main ? Il demanda.

_Oui, et je vise aussi bien. Disais-je assez fier.

_Montre-moi.

Je changeai de main, et visai la cible ; je fis feu mais la balle se heurta à une diagonale de pilier. Des gerbes d’étincelles s’échappaient du choc. Je lisais la déception dans l’expression de mon père. Puis il sortit son arme et me dit :

_Tu tardes trop. Regarde bien.

Il rengaina son revolver, compta cinq et dégaina à nouveau. J’avais à peine eu le temps de suivre le pistolet du regard qu’il pressa la gâchette. Je n’en revenais pas. Il était trop rapide pour avoir eu le temps de juger la cible je pensais, mais pas du tout. La balle tirée dansait entre les piliers puis se logea au centre de la cible. Puis naturellement il me dit un peu moqueur :

_Un jour tu y arriveras aussi. Mais pour l’instant tu dois te concentrer sur la cible uniquement. Puis il continua plus sérieux.

Ton pistolet n’est que le prolongement de ton bras. Suis les battements de ton cœur, et focalise tes yeux sur la cible ; tu percevras le bon moment. Vas-y essaie.
Je m’exécutai sans un mot. Je tenais mon pistolet baissé, et fermai les yeux. J’arrivais à sentir les courants d’air qui faisaient bouger la cible et siffler les interstices d’acier. C’était le moment, je rouvris les yeux et fis feu très rapidement. La balle fonça vers la cible, et se logea en son centre. J’avais réussi. Un sourire se dressa sur le visage de mon instructeur.

_Félicitations ! Je savais que tu pouvais le faire ! On va passer à l’étape supérieure.
_Quelle étape ?

_Strife t’a bien interdit de te servir de deux armes en même temps n’est-ce-pas ?

_Oui, mais comment… Je demandais, étonné.

_C’est moi qui lui ai demandé. Je voulais t’apprendre moi-même cette partie. Et on va commencer maintenant. Attrape.

Il me lança un pistolet, un deuxième Glock 19, d'une couleur argenté, il était neuf, je le regardais, les yeux écarquillés.
Joyeux anniversaire mon fils. Tu as 20 ans aujourd’hui, mais on ne va peut-être pas pouvoir le fêter malheureusement. Il avait l’air déçu.

_C’est pas grave, je veux simplement m’entrainer, disais-je tout sourire en regardant ma nouvelle arme. Merci du fond du cœur papa ! Je pouvais enfin m’entrainer plus sérieusement.

Les jours passaient, et je m’entrainais à manier les deux pistolets au rythme d’enfer imposé par mon père. Par rapport à lui, Strife était vraiment un enfant de chœur. Il savait que je ne pouvais pas donner d’effet à mes tirs, mais je palliais ce handicap par un dur entrainement, et je comptais sur mes pouvoirs pour me créer des techniques uniques. Au fur et à mesure, mes tirs devenaient rapides et précis, je possédais une certaine dextérité naturelle aux armes, mais je voulais impressionner mon père et peut-être, le surpasser.
Puis le jour que je redoutais arriva.

_Alexeï, il est temps. La prochaine fois, on utilise tes pouvoirs.


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