Note de la fic : :noel: :noel: :noel: :noel:

Au lendemain de mes jours passés.


Par : KomicForce
Genre : Réaliste, Sentimental
Statut : C'est compliqué



Chapitre 4 : Perdu dans mes pensées.


Publié le 29/05/2011 à 00:25:40 par KomicForce

Ça va bientôt faire deux heures que je marche sans m'arrêter, en courant de temps en temps pour fuir cette foutue réalité qui me suis partout. La même réalité qui m'a brisé l'esprit et le c½ur, celle qui me pousse à fondre un fusible si brusquement et aussi souvent. Cette réalité qui fait que ma vie tourne au désastre. Pas de copine, plus beaucoup d'amis, l'ambition qui décroit...

Voilà. On touche l'épicentre du problème. Ma vie, et par conséquent moi, est une calamité. Et le truc, c'est que je sais pas du tout d'où ça vient. J'ai bien 2-3 idées, comme ma personnalité à multiples facettes, ma légendaire incapacité à supporter les gens un tant soit peu différents de moi, ou encore mon caractère de merde. Et si il y'avait bien une personne qui comprenait ça, c'était Max. Le même Max à qui j'ai rayé la voiture, de rage, et qui m'attendra surement avec une batte de base-ball devant le lycée à la rentrée. Bordel.

Et c'est seulement maintenant que je remarque je suis devant mon portail, que je remarque que je ressasse la future couleur de ma chambre, les divers trucs que j'ai à faire, depuis une heure. Bref, un monceau d'idées inutiles qui font que je ne prête pas attention à mon environnement quand je pense. Et comme je peux pas m'empêcher de penser tout le temps, ben je fais attention à rien. Logique.

Je tourne la clé dans le boitier du portail motorisé puis dans la porte d'entrée, monte machinalement les escaliers qui mènent à ma chambre, et m'effondre sur mon lit avec ma guitare.
Ma guitare. Un des rares trucs qui font que j'ai pas encore envie de partir sur une île déserte en compagnie de mon esprit schizophrène.
Je commence par gratter une rangée d'accords par forcément en harmonie, qui s'assemblent peu à peu pour former une mélodie mélancolique totalement improvisée.
Je me défoule longtemps sur le manche de mon instrument, jusqu'à m'en faire saigner les doigts.
Et je repars dans le labyrinthe que m'a formé mon esprit pour la soirée. Je crois que je vais me mettre à noter les choses qui me passent par la tête, avant de me faire écraser par le fil de mes réflexions.


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