Note de la fic : :noel: :noel: :noel:

Un Rêve dans la Réalité


Par : Games
Genre : Science-Fiction
Statut : Terminée



Chapitre 8 : Désespoir


Publié le 18/08/2010 à 22:37:50 par Games

Chap7 :

Une explosion puis deux puis trois puis des milliers à la suite. Le déchaînement de l’homme dans toute sa splendeur sur une Terre qui n’a fait que le porter. Elle se lève et retombe en masse compact dans un gigantesque nuage de fumée soulevée par un obus de la taille de votre maison. Là, des fourmis, que dis-je ? Des humains, des humains qui courent pour sauver ce qui reste de leur vie. Ils sont hantés par le visage de la mort. L’odeur du sang et des tripes s’élèvent doucement dans l’atmosphère. Deux milliards six cent soixante deux millions quatre cent huit mille dix réduis en poussière radioactive par le seul et unique pressage d’un bouton rouge par un monsieur en costar qui s’est enguelé avec un autre. Et pourquoi faire ? Pour montrer que l’on est le plus fort, tout simplement …

« A couvert !! Ça va tomber dur !! »

On était sur l’avenue des champs Elysées. Notre colonne de blindé s’était immobilisée sur la place du Louvres. Deux mitrailleuses de 12,7 mm balayaient le secteur de long en large pour éviter toute intrusion ennemi vers la colonne. Une explosion. La moitié du palais du Louvres s’effondra sous le souffle. Une dizaine de char lourd traversèrent le panache de fumée et ouvrirent le feu sur les camions de ravitaillements.

« Merde ! Harper ! Dégage vite si tu veux pas crever ! »

Il se jeta à terre et en profita pour dégager le conducteur qui n’avait toujours pas compris la situation.

« Clives, fait moi sauter ce tank à gauche Blake et moi on se charge de celui de droite, Steulk … euh Steulk ? »

Il était à genoux entrain de pleurer et de prier. Les explosions et les débris fusaient de partout autour de lui. L’effondrement psychologique en plein combat, il n’y a que ça de plus mortel. Harper avait déjà sauté sur lui pour le ramener à l’abri.

« Attention le cam … »

Un flash et des cendres. Le camion a côté duquel nous nous trouvions venait d’exploser. J’étais sonné. Les oreilles me sifflaient et ma tête tournait. Je n’eus qu’un instant avant de voir Blake allongé pas très loin de moi. Il avait le visage couvert de sang et ses yeux étaient grand ouverts.

« Blake ? »

Aucun son ne sortait de ma bouche et me faisais encore plus mal. Je ne pouvais rien faire à part regarder le visage de mon ami. Sans doute le seul que j’aurais eu dans cette foutus vie. J’avais envie de hurler mon désespoir et de crier ma tristesse. J’avais une autre raison de me battre ici et maintenant : la mort de Blake.

« Vin’s ça va ? »

Harper aperçu Blake. Il était resté de marbre devant cet horrible spectacle.

« Vin’s !! Bouge ton cul, on doit se barrer si on veut pas finir comme eux !! »

Il me montrait du doigt le reste de la colonne. Blindé et camion avait été réduit à l’état d’épave et les corps ça et là des soldats de la 8e blindée qui nous accompagnés avec leurs matériels. J’entrepris alors de me lever et de déguerpir avec Harper le plus vite possible dans les ruines de Paris.
On était poursuivis par deux jeeps avec mitrailleuse russe. On courait à travers les rues comme deux lapins pendant une période de chasse. Les véhicules étaient rapides mais difficilement maniables à cause des débris et des carcasses de voitures qui jonchait le sol. Les balles fusaient autour de moi et de Harper.

« Hep ! Suis moi on va les semer par les catacombes ! »

Harper me suivit puis s’engouffra dans l’escalier derrière moi. Je courais sans relâche. Tournant quelque fois la tête pour voir si mon frère d’arme me suivait toujours. La combinaison détecta l’obscurité et activa la vision nocturne. Je sprintais le long des couloirs et des escaliers dont des crânes bordés les murs. Arrivé dans une immense cavité, je m’arrêtais, essoufflé de cette traque à travers Paris. Harper s’assit à côté de moi. Un silence impénétrable seulement troublé par le bruit de nos respirations. Une fois les casques enlevés, Harper fondit en larme.

« C’est finis mec, on peut plus rien pour eux »

Moi aussi j’étais désespéré. Comment pouvait-on en arriver là ? Pourquoi se battre aussi violemment pour une ville aussi morte que Paris ? De plus le fait de penser que cela se passe dans le monde entier me vidait encore plus de mon espoir.

« CLIC »

Ce bruit attira mon attention. Dans l’obscurité profonde de la grotte, je pus apercevoir un très fin rayon de lumière.

« Euh … Harper ? T’as entendus ça ? »

« De quoi ? J’entends rien moi. »

« SHCLING … PSSSHHHITTT »

Un sas s’ouvrit à quelque pas de notre position et une espèce de cosmonaute en sortis.
Je n'eu pas une seconde pour prononcer un seul mot que le nouveau venus nous électrocuta.

Ce ne décidément pas la fin de mes questions.


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