Note de la fic : Non notée

Rampe,_on_verra_apres


Par : Pseudo supprimé
Genre : Inconnu
Statut : C'est compliqué



Chapitre 3 : La fièvre


Publié le 19/08/2013 à 01:18:03 par Pseudo supprimé

J’attends, ça ne répond pas. Je m’énerve un peu, en composant son numéro fixe sur mon portable. J’entends la sonnerie à l’intérieur, mais personne ne décroche. Je me dis alors qu’il a oublié, comme on m’oublie souvent, juste une petite putain qui veut sa dose de sexe. Or c’est là qu’ils se trompent. Mais je ne peux pas vraiment leurs en vouloir, leurs petits esprits étroits ne captent même pas que je joue avec, que je les mène à bout, que je leurs retire toute leurs volonté pour les remplacer par les miennes. Ca a souvent du bon, quelques fois du mauvais, mais le tout est de penser à l’instant présent, et ne pas se soucier de ce qui pourrait arriver. Enfin quand même, le fait est que je sonne à cette porte depuis maintenant 10 minutes et que personne n’ouvre. Je décide alors de m’assoir dans cette espèce de hall étroit, mais où la chaleur ne parvenait pas à s’infiltrer. Je pose ma tête contre le mur frais, ferme les yeux quelques instant. Quelque chose se rapproche, je n’y fais pas vraiment attention, après tout, je suis vraiment bien là, blottie dans mon coin… J’ouvre soudain les yeux, en panique totale. Où je suis ? Qui est cet homme ? Pourquoi je suis nue ? D’où vient cette chaleur étouffante ? Mon cerveau encore embrumé par Morphée tente de répondre à toutes ces questions, sans franc succès. J’entends alors le son agréable d’une guitare électrique sans ampli. Ca y est, tout revient. Julien, Rendez-vous, Montpellier, appartement. Ok, ça c’est bon, j’ouvre complètement les yeux, je me rappelle de tout. Je suis ici pour m’amuser, et au lieu de cela, j’étais entrain de m’inquiéter. Je devrais plus dormir la nuit… Une mélodie commence, je reconnais Rape Me de Nirvana. Je plonge alors mon regard dans celui du charmant jeune homme presque nu qui me faisait face. Audacieux, il sut que j’avais reconnue la mélodie. Je lisais presque aussi clairement que dans un livre ses fantasmes, je voyais ses yeux langoureux se promener sur les courbes de mon corps. Il pose sa guitare, met un CD de Nirvana, In Utero, leur meilleur album, passe la première chanson, puis vient me rejoindre sur le lit.

Notre jeu commence donc sur les rythmes rapides de Sentless Apprentice. Il m’embrassait fiévreusement, ses mains se baladant sur mon corps brûlant. Je sentais la source de son plaisir dur contre ma cuisse, caressait son torse lisse et musclé. Renversement de situation, il me saisit la tête violemment et me fait clairement comprendre qu’il veut une fellation. Je n’aime pas vraiment sa façon de faire, mais mon altruisme prend le dessus. Je descends doucement le long de son torse, embrasse son ventre… J’enlève son boxer, moulant son sexe en érection. Je fais tout avec une lenteur plutôt désespérante pour l’homme, mais qui a le don de le rendre fou. Une foi tous les 2 nus, je commence la fellation pour le plus grand plaisir de l’homme. Il en profite pour me caresser les seins. Une sorte de dance débute, nous ne sommes plus nous même, mais des sources de plaisirs multiples aux services de l’autre. Une foi l’écume de son plaisir sortie et avalé avec gourmandise, le guitariste me retourne violement, m’écarte les cuisses et commence à jouer avec mon clitoris du bout de son habille langue. Pendant un moment qui semble une éternité il joue avec mon âme et mon corps, m’emmène avec lui dans une sorte de transe… Nos corps se mêlent pour ne former plus qu’un, tous les sentiments négatifs disparaissent… Il n’y a plus que lui et moi, dans ce moment parfait, où les âmes fusionnent… Il n’y a que le son de la voix de Kurt qui nous lie à la réalité.

Je me réveille en sursaut, je sui encore nue dans un lit, une respiration lente et apaisé est le seul bruit qui vient perturber la quiétude de l’endroit. Fini les gémissements de plaisir et le souffle court, les guitares folles et la batterie incessante. Je m’habille rapidement, la tête encore pleines d’images agréables et le corps brûlant des souvenirs de caresses. Je jette un coup d’œil à Julien, il dort paisiblement. Je ferme la porte sans un bruit. Je retourne me mêler à la foule dans la rue, comme si de rien n’était.


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