Note de la fic : :noel: :noel: :noel: :noel:

Mes copines étrangères


Par : lls
Genre : Sayks
Statut : C'est compliqué



Chapitre 12 : Couple


Publié le 04/01/2013 à 20:59:53 par lls

Elle est comme ça ma petite Yun. Pas très sage, pas vraiment nymphomane non plus. Elle m’a clairement avoué que les caresses et les préliminaires de l’intéressent pas. Je crois que ses mots exacts ont été : « I don’t like when you tease me ! » Elle sait ce qu’elle veut. Peu importe le moment, si elle a besoin de moi pour satisfaire son envie, elle vient timidement, me prend par le bras, et me fait son regard vide qui m’envoie au paradis. J’ai toujours un préservatif sur moi, car ça arrive n’importe quand, sans prévenir.

On joue aux cartes sur la table du salon ? Le moment d’après, on roule sur le tapis. On s’éclabousse dans la piscine ? Elle me regarde, et on rentre sans rien dire pour faire l’amour. Je joue à Dead or Alive dans mon lit ? Elle vient vers moi, me prend gentiment la manette des mains, et rabat la couverture sur nous. À chaque fois, on va droit au but. Pas de bisous, pas de caresses, pas de gâteries. Elle ne perd pas de temps à se déshabiller : elle enlève juste ce qu’il faut pour me permettre de passer. La dernière fois, alors qu’elle rentrait de sa classe de français, elle m’a attrapé dans le salon et je l’ai prise sur le canapé sans même qu’elle n’enlève ses chaussures à talons.

Ça me va parfaitement ( :noel: ), mais je me pose des questions. Sur nous. Je n’arrive pas à savoir si c’est une sex-friend, un plan cul, une petite amie… On est tout le temps ensemble, on se promène, on mange des glaces, je lui apprends le français et l’aide dans ses devoirs. Mais les seuls moments de couples « normaux » que l’on a, c’est lorsqu’on est devant la télé le soir, et où elle consent à poser sa tête sur mes cuisses pour que je caresse ses cheveux. Même si elle finit par mordre l’oreiller une fois sur deux. :hap:

C’est une de ces soirées-là où elle se tourne vers moi. Je baisse les yeux sur son visage d’ange, tournant ses cheveux entre mes doigts.
-Steph, me chuchote-t-elle.
-Oui ? je réponds
-Tu m’aimes un peu ?
La question me surprend, mais je réponds immédiatement :
-Beaucoup, Yun. Pourquoi ?
-Je contrôle toujours. Des fois tu as pas envie, peut-être ?
C’est la première fois qu’elle parle de nos ébats depuis le message qu’elle m’avait envoyé. Je réfléchis à sa question, et me rends à l’évidence : je ne me suis jamais forcé. Manquerait plus que ça. :noel:
-J’ai toujours envie, je réponds, rassurant.
-Mais tu viens pas.

Elle a raison. Jusqu’à maintenant, c’est toujours elle qui vient vers moi, qui me fait son regard équivoque, et je la suis. Il y a de nombreuses fois où j’en ai envie, mais où je ne dis rien.
-C’est vrai, je lui dis. J’ai peur que tu n’aies pas envie.
Un air de reproche et de tendresse passe dans ses yeux.
-Je veux que tu viens.
Puis elle se reprend :
-Viennes. On est deux, je décide pas.
Elle est tellement belle. Tellement mignonne quand elle parle français, avec sa petite voix et son adorable accent.
-Je veux, je réponds, brûlant.
Et on fait l’amour.

Je m’habitue peu à peu à laisser parler mon désir quand j’en ai envie. Pas toujours, car on ferait que ça si on m’écoutait. :noel:
Mais ça m’excite énormément. Une fois, j’arrive derrière elle dans la cuisine, je passe mes mains autour d’elle, embrasse son cou, et elle comprend. C’est mon « regard » à moi pour lui dire que je veux d’elle. Elle se retourne une seconde et me fixe de ses yeux indéchiffrables, pour me faire signe qu’elle veut aussi. Et elle ne perd pas de temps, comme toujours. Elle lève sa minijupe, se penche et colle sa joue sur la table, et elle gémit pour de vrai, et elle tremble pour de vrai, et elle jouit pour de vrai.

Ne croyez pas que notre vie sexuelle occupe tout notre quotidien. On le fait beaucoup, trois ou quatre fois par jour et plus le week end. Mais sans les préliminaires fatigants, les caresses interminables que connaissent les « vrais » couples après l’acte, c’est vite expédié, et ce n’est pas parce que je suis précoce. :noel:

Non, on passe beaucoup de temps à faire autre chose. Quand elle est en cours, je cuisine, je nettoie la maison, je vais aux entrainements, et je commence à m’intéresser à mes propres leçons. La troisième année de médecine s’annonce au moins aussi difficile que les deux autres, mais je commence à avoir l’habitude. Depuis ma première année que j’ai eue du premier coup, ma règle est simple : je travaille quand je n’ai rien à faire. Et prendre un peu d’avance, c’est toujours ça de gagné. Quand Yun revient, on va au cinéma, on fait du shopping, on se baigne, on joue, on fait des batailles d’eau. Et on est morts de rire. Je crois que c’est les meilleurs jours de ma vie.

On est le 29 aout aujourd’hui, et l’automne se fait sentir. Yun rentre de cours, et on décide d’aller faire des courses. Le temps est pluvieux, la température est en baisse. Elle a opté pour ses collants gris et noirs et des talons interminables qu’on a achetés la semaine dernière. Elle est presque aussi grande que moi. Je lui demande si elle n’a pas froid avec sa petite robe courte, mais elle me dit que ça va. Elle est toute maquillée, son mascara noir fait ressortir ses yeux clairs de manière presque surnaturelle. Elle me prend le bras, mais je sais que ce n’est que pour qu’on tienne tous les deux sous le parapluie.

Une fois chez Carrefour, on achète n’importe quoi, tout ce qui nous fait envie. Les gens regardent Yun, nous regardent. On fait une belle paire tous les deux. J’imagine leurs interrogations. Rien ne leur indique qu’on est… ensemble ? Comment pourraient-ils le savoir alors que je l’ignore moi-même ? Enfin bref. Je pense en tout cas qu’ils sont loin de s’imaginer quelle vie on mène.

On arrive pour payer, et la caissière, une jeune d’environ mon âge qui doit travailler là pour l’Été reluque Yun sans discrétion. Elle scanne une boîte de préservatifs et me regarde, et je suis presque sûr de voir une étincelle d’envie traverser son regard. Non, c’est de la curiosité. C’est ça en fait. Les gens meurent d’envie de savoir ce qu’il y a entre nous. Bon ça va, je suis pas le nombril du monde non plus. :noel:

On rentre à la maison, au sec. Je range les courses vite fait, glisse une capote dans ma poche. ( :noel: ), et vais m’asseoir sur un canapé. Yun vient me rejoindre, mais pour la première fois, elle ne s’assied pas à côté de moi, elle ne vient pas poser sa tête pour se faire caresser. À la place, elle se met à genoux sur le tapis, et s’assied sur ses pieds. Elle est toute belle dans ses collants et sa robe, et ses cuisses nues me font de l’œil. En parlant d’œil, elle me regarde derrière son mascara, et je comprends ce qu’elle veut. Je me lève pour la rejoindre par terre, mais elle m’arrête d’une main douce.
-Je veux différent ! déclare-t-elle en feignant son ton de petite fille.

Devant mon expression incrédule, un sourire éclaire son visage, et elle approche de moi, toujours à genoux. Elle se met entre mes cuisses, son regard devient vide, et un frisson d’excitation me parcourt. Puis elle regarde mon jean, derrière lequel Courage se cache timidement.
Et je comprends finalement ce qu’elle veut…


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