Note de la fic : Non notée

La Penséedeo du jour


Par : Aradied, RedSky, edwado, Loiseau, Arbu, naon, Cuse, snake-of-fire, Conan, Gregor, Nemesisvsjill, Tigrou, VonDaklage, Droran, GreenStatik, Remedy, hui, Sheyne, Nirvana, Salmanzare, MotherFakeur, Bionus, PoulpeDeNoel
Genre : No-Fake
Statut : C'est compliqué



Chapitre 209


Publié le 11/06/2010 à 11:58:40 par Droran

3 127. Quand on y réfléchit, c'est pas si énorme comme chiffre. On y arrive assez vite en comptant non ? Et bien ce chiffre, c'est le nombre de semaine en moyenne qu'il vous reste à vivre !

Et là, vous venez de vous prendre un coup dans les dents. Pensez à ce que vous avez fait cette semaine. Avez-vous avancé ? Avez-vous réussi à repousser des limites ? Avez-vous produit quelque chose qui en vaille vraiment la peine ? Mais peut-être que vous êtes simplement contenté de laisser le temps filer, sans réfléchir, gâchant ainsi des précieux instants de vie que vous ne pourrez jamais récupérer ! Car oui, le temps n'est pas une denrée cumulable et vous ne pourrez pas l'épargner pour votre futur.

Si vous ne comprenez pas ça, alors vous perdez votre temps. Chaque seconde est infiniment précieuse et doit servir à vous faire avancer. Stagner n'est pas un statu quo, c'est un misérable échec ! Celui qui ne gagne pas est un perdant. Facile me direz vous ? Mais pourtant ce manichéisme est une vérité universelle qu'il va vous falloir admettre. C'est ainsi !

Récemment, un ami me disait qu'il ne lui reste que deux semaines pour séduire la fille de ses rêves. DE SES RÊVES ! Selon ses mots exacts. Et là de se plaindre du manque de temps alors qu'il eut maintes occasions de tenter sa chance. S'il s'agissait vraiment de la fille de ses rêves, pourquoi perdait-il son temps à attendre et espérer ? Pourquoi n'était-il pas prêt à tout pour faire de ce rêve sa propre réalité et enfin combler ses aspirations ? Et il ne cessait de me répéter la perfection de cette fille, son amour sans borne !

Et je compris qu'une chose terrible l'empêchait d'avancer : la peur. Il avait peur du regard des autres, peur du rejet et peur de l'échec. Et il ne pouvait se résoudre à admettre que sa situation, en elle-même, était un échec. « Tant que je n'agis pas, je n'ai rien perdu ». Combien de fois avons-nous entendu cette phrase ? Alors il me demandait conseils pour la séduire, comment s'y prendre, comment l'aborder. Patient, je lui disais ce qu'il voulait entendre, ce qui était logique et ce qu'il aurait dit lui-même à n'importe quel personne lui demandant de l'aide pour obtenir l'heureuse élue. Ce qu'il cherchait dans mes paroles, c'était son propre réconfort. Que j'acquiesce ce qu'il pensait déjà afin qu'il puisse croire gagner en un sens.

Il avait peur d'agir, pensait naïvement qu'il finirait par avoir par la grâce du ciel toutes les cartes en main pour avoir ses convoitises et attendait. Deux semaines avant la fin des cours, il devint morose car il sentait qu'il ne se passerait rien. Mais il ne finit toujours rien. Il passa juste son temps à essayer de la croiser, se retrouver dans les mêmes pièces qu'elle et lui lancer des regards pour montrer son existence.

Et vous savez quoi ? Ca ne suffit pas. Un garçon courageux alla l'aborder, l'invita, la courtisa ardemment et avant la fin de la semaine ils étaient ensemble. Mon ami eut le coeur déchiré et la belle s'en alla avec l'autre sans réaliser un instant tout ça. L'autre garçon avait pris conscience d'une chose: que le temps lui manquait et que l'estime était finalement chose peu importante si l'on n'en faisait rien de toute façon. En agissant, il était déjà devenu un gagnant. Et croyez-moi, ce genre de choses, ça se sent !

La morale de mon texte, c'est que vous êtes tous en sursit. Et que vous avez énormément à perdre. En permanence. En particulier votre temps et la possibilité de devenir extraordinaire. Rien n'arrive pas hasard, croire ça est une pure utopie ! Ceux qui sont au sommet sont des personnes en ayant bavé et s'étant donné du mal.

3 127 semaines. C'est tout ce qui vous reste à vivre. Avez-vous vraiment envie de les gâcher ? Posez-vous la question maintenant : Qu'avez-vous fait de notable aujourd'hui pour votre avenir ? Réellement ?

Agissez !
Vivez !

Vous n'avez déjà plus 3 127 semaines devant vous.

Par Salmanzare


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